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Paris l'étudiant aux beaux-arts : 1891 - 1898

1891

Milcendeau, pour préparer le concours d’entrée à l’École des beaux-arts, suit les cours de l’Académie Julian ; il a pour professeur Jules Lefebvre. Il s’y trouve en même temps que Matisse. Il essuie un échec au concours.

Il rencontre Gustave Moreau au Louvre où il vient admirer les maîtres hollandais : Van Goyen, qui lui rappelle les ciels de son marais natal, Van Ostade, Téniers ou Brouwer, le cabaret paternel. Nous ne disposons pas de détail sur cette rencontre – faite peut-être alors que Milcendeau copie une œuvre ? Compte tenu de la timidité du jeune homme à cette époque, il est presque certain que c’est Moreau qui l’aborde et non l’inverse. Le maître l’encourage.

1892

Le 23 janvier, malgré son échec au concours, Milcendeau est admis par Moreau comme élève libre ; il y aura notamment pour condisciples Henri Evenepoel, Bussy, Matisse, Rouault, Martel, Piot, Marquet et un autre Vendéen, Arthur Guéniot dont la plupart entretiendront des relations étroites avec Milcendeau qui n’ont rien d’anecdotique, en particulier Georges Rouault qui viendra même à Soullans accomplir un séjour et Henri Evenepoel avec lequel les liens seront très forts. Le jeune artiste effectue un premier séjour en Bretagne.

1893

L’été, Milcendeau passe ses vacances à Soullans, où il traverse une période de découragement et tombe malade, atteint de rhumatismes articulaires. Il obtient une bourse départementale d’un montant de mille francs. Le 24 mars, le belge Henri Evenepoel entre à son tour à l’École des beaux-arts : c’est donc cette année-là seulement qu’ils font connaissance.

1894

Milcendeau réside à Paris. Il fait la connaissance du docteur Marcel Baudouin qui le soigne et le fera exempter de service militaire. Il perd, malgré les recommandations de Gustave Moreau, sa bourse départementale. Il attribue ce refus à des raisons politiques (sans doute repéré comme fréquentant les milieux anticléricaux), mais ce refus tient sans doute également à la relative aisance de la famille. Il exécute cette année-là La Flagellation (inspirée, selon l’artiste lui-même, de Simeone Memmi). Il voyage en Belgique en juin avec des camarades d’atelier – Matisse, Martel et Bussy –, ils visitent des musées.

1895

Milcendeau peint sa Pietà très influencée par la Pietà de Giovanni Bellini conservée à la pinacothèque de Brera à Milan. Il produit des dessins aux traits de divers personnages de Soullans : dessin du Sorcier, Le fourbe et tente de convaincre Gustave Moreau que là se trouve sa voie.

1896

Milcendeau habite au 6, cité Talma à Paris. Il participe pour la première fois à l’exposition annuelle de la Société nationale des beaux-arts au Champ-de-Mars ; l’État lui achète un dessin intitulé Paysans vendéens . Il échoue au prix Chenavard mais obtient en juillet le deuxième prix d’atelier. Moreau, dès lors, l’autorise à passer cinq mois en Vendée pour travailler à ses « paysans ». C’est l’époque de la diversification des modèles : infirmes, mendiants, buveurs avec l’apparition des fonds. Georges Rouault rejoint son condisciple vendéen à Soullans pour y passer les vacances. Cette année-là, Milcendeau voyage également en Bretagne et en Belgique. Il participe au congrès de Niort de la Société nationale d’Ethnographie et d’Art populaire, où il obtient la médaille d’honneur (section Aquarelles, Pastels et Miniatures, Dessins).

1897

À la Société nationale des beaux-arts, Milcendeau présente vingt-six dessins ; il participe également au Salon de la Rose-Croix et à une exposition organisée aux Sables d’Olonne grâce au docteur Baudouin. En août et septembre, l’artiste accomplit un nouveau séjour en Bretagne. Pendant l’hiver, il séjourne en Belgique et en Hollande à l’invitation d’Evenepoel et découvre Bruges, Anvers, Rotterdam, Amsterdam et La Haye. Il reçoit des commandes de personnalités locales. Cette année-là, on note chez l’artiste l’apparition de la couleur dans ses œuvres bretonnes (dessins rehaussés de pastel).

1898

Il présente sa première exposition individuelle chez Durand-Ruel, dont le catalogue est préfacé par le grand critique d’alors, Roger Marx. Il expose, sous l’impulsion de ce dernier, quarante-cinq dessins dont vingt-cinq rehaussés de pastel. Marx note le « vérisme » de Charles Milcendeau, sa filiation avec Clouet, Le Nain, Van Ostade. Le jeune Vendéen fait l’objet également d’une critique élogieuse de la part de Gustave Geffroy. Le succès est là. Léonce Bénédite, le conservateur du musée du Luxembourg, décide l’achat de plusieurs œuvres pour l’État. Cette période de succès est assombrie par la mort de Gustave Moreau qui affecte profondément tous ses élèves. À la Société nationale des beaux-arts, fort de sa notoriété, il est élu sociétaire dans la section Dessins, Pastels et Aquarelles : il y présente huit dessins bretons (portraits) et reçoit un accueil favorable de la critique.

1899

À Paris, il exécute des dessins destinés à l’illustration de Pays d’Ouest de Gustave Geffroy. À la Société nationale des beaux-arts, il présente une série de treize dessins rapportés de Bretagne et deux dessins destinés à l’illustration de l’ouvrage de Geffroy ; il y obtient une « nomination ». Il se lie d’amitié avec Jules Grandjouan que lui a présenté Auguste Barrau, rédacteur au Phare de la Vendée ; les deux artistes parcourent ensemble le marais pendant deux ou trois ans. C’est sans doute grâce à cette nouvelle amitié que Milcendeau séjourne à Nantes. La mort prématurée d’Evenepoel est une autre grande souffrance pour Milcendeau.

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